Historique

Un engagement citoyen depuis 40 ans

 1974 – 1985  Contexte prévalant avant l’incorporation du parc de conservation

Ce sont des citoyens qui ont été vigilants et qui ont fait des pressions  pour qu’au moins une partie du mont Saint-Bruno  soit conservée dans son état naturel par l’acquisition des terrains de Campeau Corporation et des Frères de Saint-Gabriel. La montagne a d’abord été perçue comme un parc de récréation. Il a fallu une bataille des citoyens et des universitaires pour réduire au minimum les  utilisations récréatives intenses comme le ski alpin. C’est  lors des audiences publiques de 1982 que la vocation de conservation du parc a pris le dessus sur son usage récréatif, qui  a toujours existé.

IMG_08551985-1995 Les débuts du parc de conservation

Le Parc national du Mont-Saint-Bruno a  finalement été créé en 1985. Par la suite  les préoccupations des citoyens sont allées vers la protection du pourtour de parc  et sur sa bonne gestion.  Le parc a été géré un certain temps par Nature-Action Québec,  un organisme localisé à Saint-Bruno, qui avait  parmi ses membres des pionniers du sauvetage de la montagne.   Les limites du parc ont fait l’objet d’une entente de principe entre la ville de Saint-Bruno et le gouvernement en 1993. Avec ses nombreuses entrées libres  et la pression de l’urbanisation, le parc était fragile. Certains ont préconisé  la création d’une Fondation pour  la protection de son pourtour et pour son agrandissement.

 1995 -2005  Les débuts de la Fondation

IMG_5093Le 31  octobre 1995, au moment de son incorporation, le territoire visé par la Fondation du Mont-Saint-Bruno se réduisait à des parcelles limitrophes au parc national du Mont-Saint-Bruno pour en assurer la vocation de conservation pour le bénéfice de la collectivité. Les tentatives d’acquisition n’ont mené malheureusement à rien, faute de fonds.  La population avait fait du parc de conservation son parc. Quand la SEPAQ a pris la gérance du parc, la population s’est vigoureusement opposée  à la tarification par une pétition de 10 000 noms. En septembre 2000, des audiences publiques ont porté sur la fixation des limites du parc : les chemins et les lacs qui appartenaient à la ville de Saint-Bruno et un terrain concédé par la Défense Nationale devaient être intégrés au parc. Cela n’a été officialisé qu’en 2013.

2005-2012  Le partenariat avec Nature-Action Québec

IMG_0857Désireuse de profiter des avancées de la science écologique et des possibilités offertes par la loi aux intervenants du milieu, la Fondation cherchait en 2005 des moyens concrets de protéger les écosystèmes de la montagne.

En partenariat avec Nature-Action Québec, elle a alors entrepris, dans le cadre du projet du Corridor forestier du Mont-Saint-Bruno, une démarche portant sur diverses options de conservation des milieux naturels, allant de la déclaration d’intention à la donation.

Pendant cette période de partenariat avec Nature-Action Québec dans le cadre du projet du Corridor forestier du Mont-Saint-Bruno, la Fondation a pu étendre son action dédiée à la protection des milieux naturels sur une superficie de 17 000 hectares dans un corridor forestier qui s’étend de Verchères à La Prairie en passant par le mont Saint-Bruno. Quelques 300 hectares  ont depuis été protégés à perpétuité par des acquisitions, dont une dans un boisé adjacent au parc national du Mont-Saint-Bruno, le boisé Saint-Bruno à Sainte-Julie.

Le travail de terrain, la caractérisation des milieux naturels, la rencontre avec les propriétaires et la signature d’ententes, était effectué par le personnel professionnel de Nature-Action Québec.  Pendant cette période, les membres du CA ont orienté et approuvé chaque étape du travail et ont supporté  l’action de la RMN (Réseau des Milieux Naturels protégés) ainsi que celle d’autres groupes comme  SOS Mont-Orford et des Amis de l’île Charron.

 2012 à maintenant

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En 2012, la Fondation a décidé de concentrer ses activités de conservation sur le mont Saint-Bruno et son bassin versant. Elle vise avant tout à maintenir la biodiversité de ce territoire plus restreint par une meilleure connaissance de ses écosystèmes et par diverses options de conservation. Son premier objectif est d’impliquer la population en l’informant des avancées des sciences et des lois, ainsi que des services que les systèmes écologiques leur fournissent. Tous les intervenants pourront alors faire un arbitrage éclairé entre les gains et les pertes des projets d’urbanisation tout en respectant les vues de la CMM.

Même si la Fondation concentre ses efforts sur le mont Saint-Bruno, ses pourtours et son bassin versant, ses actions s’arriment à la  protection du Corridor forestier du Mont-Saint-Bruno qui relie la montagne à la plaine et qui est aussi un axe essentiel  de la trame verte et bleue du  Plan métropolitain d’aménagement et de développement de la CMM, le PMAD, adopté en 2012.

La Fondation continue de travailler en partenariat avec NAQ, la montagne étant le cœur du corridor forestier du mont Saint-Bruno.

À la mesure de ses moyens, la Fondation appuie l’action de la RMN et des organisations citoyennes et associatives sur tout le territoire de la CMM  qui militent pour la reconnaissance par les différents paliers politiques de la création d’une ceinture verte autour de Montréal. En novembre 2013, la Fondation devient membre du Mouvement de la Ceinture Verte et signe la Déclaration des gardiens de la Ceinture verte qui incite les citoyens et les citoyennes à se mobiliser pour la défense de nos boisés et milieux humides menacés, aujourd’hui et pour demain.

Le mont Saint-Bruno et son bassin versant est une maille verte et bleue essentielle, une maille bien ancrée sur un socle de roc provenant de centre de la planète, une maille qui fait partie du chaînon des collines montérégiennes qui attache la plaine métropolitaine aux Appalaches.  Les liens du mont Saint-Bruno avec la vallée du Richelieu et le mont Saint-Hilaire font aussi partie de la trame verte et bleue de la CMM et de son PMAD.

Selon un rapport  récent de Nature-Action Québec et de la Fondation David Suzuki, « Le capital écologique du grand Montéral: une évaluation économique de la biodiversité et des écosystèmes de la Ceinture verte »* (fév. 2013), ces deux montérégiennes de la vallée du Richelieu  sont des noyaux de biodiversité précieux pour le Grand Montréal.

Le noyau qui est présentement le plus en danger est le mont Saint-Bruno.

*http://www.davidsuzuki.org/fr/publications/telechargements/2012/Rapport%20Ceinture%20Verte_BSE_FDS_web_Fev2013.pdf

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